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Renaissance
Le Retable d'Issenheim
Le Retable d'Issenheim est un retable sculpté et peint, respectivement, par les Allemands Nikolaus Hagenauer et Matthias Grünewald en 1512-1516. Il est exposé au musée Unterlinden de Colmar, en Alsace, en France.
Source de l'introduction : Wikipédia (FR)
L'œuvre compte parce qu'elle condense la perspective, la proportion et une attention renouvelée à la figure humaine, et rend ce langage lisible même hors du contexte muséal.
À la une
Faits et légendes surprenants
Des histoires brèves mais frappantes autour de l'œuvre : ce qui la rend vivante.
Faits intéressants
L'histoire autour de l'œuvre
Faits et légendes intéressants
- Le retable fut réalisé spécialement pour un hôpital tenu par les moines antonins, dont les patients souffraient d'ergotisme — une maladie effroyable causée par le seigle contaminé qui provoquait hallucinations, brûlures et membres gangrenés ; la peau du Christ couverte de plaies comme de peste visait à faire sentir aux patients qu'ils étaient compris, non horrifiés.
- Ce sont en réalité neuf peintures sur une structure de bois à charnières que l'on peut ouvrir de trois façons différentes, révélant des scènes tout à fait distinctes ; la plupart des visiteurs n'en voient qu'une configuration à la fois.
- Le vrai nom de Grünewald était Mathis Gothart Nithart ; « Grünewald » fut un nom inventé par un historien de l'art du XVIIe siècle qui se trompa, et il subsista 400 ans avant que quiconque ne remarque l'erreur.
- Pendant la Révolution française, en 1793, le retable fut confisqué et ses panneaux physiquement sciés ; l'Alsace devint une zone de tiraillement entre la France et l'Allemagne, et l'œuvre passa des décennies démontée en réserve avant d'être réunie à Colmar.
- Le jaune lumineux du panneau de la Résurrection était si intense et si surnaturel que les historiens de l'art du XXe siècle soupçonnèrent d'abord qu'il avait été repeint ; il ne l'avait pas été : Grünewald mélangeait simplement ses pigments de façons encore mal comprises.
- Pablo Picasso visita le retable et aurait dit que le panneau de la Crucifixion était la représentation la plus honnête de la souffrance physique qu'il ait jamais vue en peinture — grand éloge de la part de celui qui passa sa carrière à déformer le corps humain pour l'effet émotionnel.
Plus de détails Ouvrez la lecture approfondie, les sources officielles et le contexte visuel de l'œuvre
Contexte historique
Le Retable d'Issenheim dans son époque
Le lien entre le Retable d'Issenheim, Matthias Grünewald et le musée Unterlinden de Colmar fait de l'œuvre une solide porte d'entrée vers la Renaissance.
Le Retable d'Issenheim est un retable sculpté et peint, respectivement, par les Allemands Nikolaus Hagenauer et Matthias Grünewald en 1512-1516. Il est exposé au musée Unterlinden de Colmar, en Alsace, en France. Le lieu de conservation — Musée Unterlinden, Colmar — compte aussi, car il inscrit l'œuvre non comme une icône isolée mais dans une histoire institutionnelle vivante.
Le chemin de la reconnaissance
Comment l'œuvre est devenue célèbre
Le Retable d'Issenheim demeure très connu parce qu'il aide à expliquer non seulement l'artiste, mais l'ordre visuel même de la Renaissance.
Valeur
Pourquoi l'œuvre compte aujourd'hui
L'œuvre compte parce qu'elle condense la perspective, la proportion et une attention renouvelée à la figure humaine, et rend ce langage lisible même hors du contexte muséal.
Liens et postérité
Comment lire l'œuvre plus largement
Le Retable d'Issenheim, avec sa représentation presque insoutenable de la souffrance, devint une pierre de touche pour les expressionnistes allemands du XXe siècle, qui revendiquèrent Grünewald comme précurseur.
Ce qu'il faut regarder
Trois portes d'entrée dans l'œuvre
Même une œuvre très célèbre se révèle davantage quand le spectateur sait où chercher la tension, le sens et le foyer de la composition.
- Lisez la scène centrale avec les volets et le rythme général des panneaux.
- Remarquez comment la frontalité cérémonielle se combine à de multiples sens plus petits.
- Lisez l'œuvre non pas seulement comme une image isolée, mais comme une partie de l'histoire de la Renaissance.
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